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Le livre de l'Apocalypse est intemporel: il s'adresse à chacun, dans sa situation présente, et exhorte chaque lecteur à choisir le chemin qui mène à la Nouvelle Jérusalem. Les symboles du livre de l'Apocalypse représentent avant tout des états intérieurs de l'âme humaine, états qui, de par le comportement humain, déteignent sur la société et, au bout du compte, font l'Histoire.

13:1-18 : Les 2 bêtes

L'injustice augmentera (Dan 12:4) (*)

Apocalypse 13 : quand les 2 bêtes, la politique et la religieuse, aux trois niveaux, remplacent - et persécutent - la foi

Aux trois niveaux, car ce que nous faisons devant les hommes reflète ce que nous sommes et ce qu'est notre relation à Dieu. Réciproquement notre relation à Dieu détermine ce que nous sommes et faisons.

Nous avons affaire dans ce chapitre 13 à un combat spirituel

Aucune "religion chrétienne" n'est épargnée par l'injustice inhérente aux 2 bêtes :
  • images taillées (dogmes idolâtres)
  • fanatisme (idéologies destructrices)
  • théologies enfermant l'homme dans des schémas aliénants
  • injustices
  • etc.

De même que les actions d'amour du Christ rempliraient des volumes (Jean 21:25), les exactions des religions chrétiennes prendraient des années à citer... La foi chrétienne (par opposition à la "religion chrétienne") a cependant continué d'exister, cachée en Christ, malgré la récupération du "christianisme" par le politique et le religieux. "Cachée en Christ", car on ne peut écrire l'histoire de l'Église troupeau de Dieu, du fait que cette véritable Église de Christ n'est connue que de Dieu seul, constituée de ceux dont le Nom est écrit dans le Livre de Vie.

La religion La religion est un système que se crée le vieil homme pour fuir Dieu. La religion est ainsi le pire ennemi de Dieu, car elle se prétend de Dieu tout en le fuyant, et fait ainsi errer beaucoup de personnes en recherche. Tu n'aimes pas la religion ? Dieu non plus...

Contrairement aux bêtes, Dieu dirige par son Esprit d'Amour, et non pas par la puissance :
la toute-puissance de Dieu, c'est son Amour.

Pour la signification des chiffres et nombres : Les chiffres et nombres de la Bible.



13:1 Et je vis monter hors de la mer une bête ayant dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. 13:2 Et la bête que je vis était semblable à un léopard, et ses pattes comme d'un ours, et sa bouche comme une bouche de lion. Et la dragon lui donna son pouvoir, et son trône et une grande autorité. 13:3 Et l'une de ses têtes était comme égorgée à mort, et la plaie de sa mort avait été soignée : et la terre entière dans l'admiration derrière la bête.

Cette bête est le résumé des quatre bêtes de Daniel 7, le nombre de ses cornes et celui de ses têtes égalant celui de ces quatre bêtes. Elle sort des nations, de tous les mondes intérieurs des êtres humains. Elle veut gouverner aux 3 niveaux : prendre possession de notre esprit, influencer notre psychisme, nous utiliser pour ses desseins. Son approche la plus fidèle au niveau immédiat est la foule.

La foule forte, bête et cruelle, la foule commence à partir de 2 personnes, n'a ni conscience ni esprit, réagit au contact, et engendre la puissance publique et politique (voir le nationalisme plus bas)

Le diadème est une demi-couronne. En 12:3, on avait 7 diadèmes sur 7 têtes. Ici, 10 diadèmes sur 10 cornes : l'homme naturel composant la foule tire sa gloire de sa puissance (cornes). Au niveau psy, la bête représente les besoins conditionnés, les dépendances, qui gouvernent et nourrissent les troupeaux de notre âme, au lieu de laisser le bon Berger (Christ en nous) les conduire dans de verts pâturages. La cause spirituelle de ce détournement est le péché (qui consiste à viser à côté, avoir d'autres objectifs que ceux de Dieu).

Cette bête, dans la réalité du monde, engendrera donc :
  • le nationalisme, né du besoin d'appartenance détourné par la chair, du fait de la perdition spirituelle ("Où êtes-vous ?") - son remède : le Christ-Chemin
  • le rationalisme, né du besoin d'harmonie détourné par la chair, du fait du déchirement spirituel ("Dieu a-t-il dit ?") - son remède : le Christ-Vérité
  • le volontarisme, né du besoin d'exister détourné par la chair, du fait de l'orgueil ("Vous serez comme Dieu") - son remède : le Christ-Vie

En parallèle avec Daniel 7 : lion = Empire Babylonien, ours = Empire Médo-Perse, léopard = Empire Grec, 4ème bête = Empire Romain.  Ces prophéties de l'A.T. s'étant réalisées, elles ont pour nous un sens spirituel : puissance de l'homme matérialisée par l'impérialisme, d'où qu'il soit (homme naturel dominant son semblable, foule imposant sa dynamique à l'homme naturel, politique dominant les foules, Satan dominant la politique, chair prétendant gouverner la terre intérieure de notre âme, orgueil humain).

Une grande autorité : dans le sens de liberté d'agir (idem aux v.4, 5, 7, 12), alors que le pouvoir est plutôt faculté, capacité.

Comme égorgée : tant qu'on refuse de bénéficier du sacrifice de l'agneau égorgé, on est pris à la gorge par le monde, la chair et le diable. Il reste 6 têtes intactes, 7 moins 1 : quelque chose manque.

Plaie : péché, qui appelle les coups d'épée de la justice de Dieu tant qu'on ne se met pas sous le sang de l'Agneau. La première bête est l'âme humaine, vieil homme, mortellement blessée par le péché.

Soignée : imitation de la résurrection - le baume appliqué, ce sont les lois, la morale - les pansements, ce sont la littérature, le théâtre, la musique, tous ces calmants euphorisants qui rassurent (pas mauvais en soi, mais mal utilisés car devenant une fin en soi). En fait, Satan infecte la plaie.

Terre entière : tout ce qui a trait à l'homme naturel : politique, religion, culture, etc. Les hommes sont en admiration devant leurs propres réalisations, fruits du péché ou des moyens humains pour le soigner.


13:4 Et ils se prosternèrent devant le dragon, parce qu'il avait donné l'autorité à la bête, et ils se prosternèrent devant la bête, en disant : qui est semblable à la bête, et qui peut lui faire la guerre ?

Il avait donné l'autorité : imitation du Père donnant le pouvoir au Fils. La force de l'ennemi, son agent secret en nous, c'est notre chair, qui obéit à ses lois d'injustice, à ses ordres destructeurs.

Qui est semblable ? : imitation du culte à Dieu - qui est semblable à YaHWeH ? Qui est semblable à notre système, nos institutions, produits de l'esprit des hommes ? Ici, il faut choisir entre ces deux cultes. Ne pas choisir signifie choisir de rester où on est.

Qui peut ? : qui a la faculté, la capacité de mener ce combat spirituel ?


13:5 Et il lui fut donné une bouche qui disait de grandes choses et des blasphèmes, et il lui fut donné autorité d'agir 42 mois. 13:6 Et elle ouvrit la bouche pour des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son Nom et sa tente, ceux qui dressent leur tente dans le ciel. 13:7 Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre, et il lui fut donné autorité sur toute tribu, et peuple, et langue et nation. 13:8 Et tous ceux qui maisonnent sur la terre se prosterneront, ceux dont le nom ne se trouve pas écrit, depuis le renversement du monde, dans le livre de vie de l'agneau égorgé.

Et il lui fut donné (2 x au v.5 et 2 x au v.7) : tout ce qui arrive est permis (toléré) de Dieu, et donc également limité par Lui. La bête a besoin pour subsister de structures, institutions, cela pendant le temps des nations, de l'Église (42 mois - voir 11:2), et cela dure depuis 2000 ans.

Le tabernacle (tente) de Dieu, ce sont les siens (Il habite en nous) - ceux-ci "tabernaclent" au ciel (dans le sein du Père) : nous sommes cachés en Lui et Lui réside en nous - nous sommes UN.  En blasphémant Dieu, ce sont les siens que l'on blasphème, et inversement.

Les vaincre : victoire apparente sur celui qui tend l'autre joue. Le crucifié semblait aussi vaincu...

Ceux qui maisonnent : attitude opposée à ceux qui "tabernaclent". Maisonner, c'est s'installer sur terre, dans le monde.

Prosterneront (futur) : au v.4, on a prosternèrent (passé). Cela signifie la persistance de l'homme dans l'idolâtrie, dans la passé, le présent et le futur.

Renversement du monde : c'est la rupture d'avec Dieu, d'avec l'Amour, et à ce moment-là il y a tri entre élus (ceux qui acceptent que le salut est donné lorsqu'on laisse Christ vivre en nous) et ceux qui s'éloignent (qui veulent se sauver en se gouvernant eux-mêmes).


13:9 Si quelqu'un a oreille, qu'il entende ! 13:10 Si quelqu'un est pour la captivité (ou mène en captivité), il va en captivité; si quelqu'un doit être tué en le glaive (ou tue en le glaive), il doit être tué en le glaive. Ici est le support et la foi des saints.

Deux façons de saisir le verset 10 :
  • Le support sans fléchir et la foi des saints, est que justice sera faite : les réprouvés se condamnent eux-mêmes (celui qui rend captif se met en captivité, celui qui met sous le jugement est mis à mort par le même jugement)
  • Mais il y a aussi la justice de Christ, qui est que tout homme a accès au salut - dans ce cas, ce verset s'adresse aux sauvés : leur support moral est de savoir que le Seigneur a tout dans ses mains, et que même en captivité ou devant le glaive ils n'ont rien à craindre : leur vraie Vie est ailleurs.

13:11 Et je vis une autre bête monter hors de la terre; et elle avait deux cornes semblables à un agneau, et elle parlait comme un dragon. 13:12 Et toute l'autorité de la première bête, elle le fait en face d'elle, et elle fait que la terre et ceux qui maisonnent en elle se prosternent devant la première bête dont la plaie de sa mort a été soignée. 13:13 Et elle fait de grands signes, jusqu'à faire descendre le feu hors du ciel vers la terre en face des hommes. 13:14 Et elle fait errer ceux qui maisonnent sur la terre à travers les signes qu'il lui a été donné de faire en face de la bête, disant à ceux qui maisonnent sur la terre de faire une image pour la bête, celle qui a la plaie du glaive et qui a vécu.

La deuxième bête : la première en a besoin pour asseoir son pouvoir.
  • Au niveau immédiat, il s'agit du mélange politico-religieux
  • Au niveau psy on a les désirs, utilisés comme fin plutôt que comme moyen
  • Au niveau spirituel, la "religion" que l'on se crée pour se rassurer
Cette bête, dans la réalité du monde, engendrera :
  • l'idolâtrie, née du désir d'attirer la bienveillance détourné par la chair, du fait de la séparation d'avec Dieu ("Il les chassa du jardin") - son remède : la foi/relation
  • le dogmatisme, né du désir de justice/justesse détourné par la chair, du fait de la conscience de notre nudité spirituelle ("Ils virent qu'ils étaient nus") - son remède : l'espérance
  • le fanatisme, né du désir de bien faire (moralisme) détourné par la chair, du fait de la peur de mal faire ("Ils eurent peur") - son remède : l'amour
On a ici une trinité diabolique (avec Ap 16:13) :
  • le dragon, antitype de Dieu
  • les deux bêtes, antitypes du Christ (la 1ère parle : logos, la 2ème imite l'agneau)
  • le pseudo-prophète, antitype de l'Esprit
Elle est issue de la terre : elle monte du coeur de l'homme, d'où sort la religion naturelle de l'homme religieux.  Il y a en l'homme un vide en forme de Dieu que la tromperie religieuse cherche à remplir, mais que seul le Fils de Dieu peut pleinement satisfaire. Dans le livre de la Genèse, la terre maudite représente le terrain intérieur, les certitudes humaines au milieu des mers, sur lesquelles les hommes échafaudent : il n'y a pas de place pour Christ dans les structures que produit cette terre-là.

Cependant, avoir les pensées du Christ ne suffirait pas : il s'agit d'avoir sa Vie. Tout ce qui n'est pas issu de la foi (relation avec Dieu) est péché - Rom 14:23.

Deux cornes : puissance humaine, pseudo-témoignage (un agneau n'a pas de cornes). Le langage du dragon - mensonge - révèle la mystification.

L'autre bête, la deuxième bête, fait l'autorité, la liberté d'agir de la 1ère bête, ce qui est grave : la religion utilisant la foule et tout ce qui s'y rattache (structures humaines), empêche les dons spirituels d'éclore, ou les étouffe s'ils éclosent, car elle se réserve le droit d'occuper la première place, d'enseigner, etc., en vertu d'institutions humaines (études dans des instituts bibliques, titres de docteurs, etc.) qui font autorité, ce qui constitue un blasphème contre l'Esprit, donc contre Dieu Lui-même. Malheur à vous, les docteurs de la loi ! car vous avez enlevé la clef de la connaissance : vous n'êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché ceux qui entraient (Luc 11:52). La Bible déclare pourtant : Tous seront instruits par Dieu (Jean 6:45 citant Esaïe 54:13). Ils m'ont abandonné, moi, la source des eaux vives, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées qui ne retiennent pas l'eau (Jérémie 2:13). Ainsi, étant confortés dans des systèmes humains, les hommes passent à côté du Christ. De même, la mystique instrumentalisée met en mouvement l'idéologie qui impressionne les foules, et celles-ci sont prises : la crainte s'installe, ainsi que l'admiration du prestige. Ici doivent être le discernement et l'entendement ! La religion accrédite les systèmes politiques, économiques, etc.: sacralisation du pouvoir public, conciliation de l'inconciliable, donc mensonge - on dit oui et amen à l'autorité politique, se prosterne devant ce que l'homme a créé - on dit : contester le roi, c'est contester Dieu (bien entendu on obéira aux autorités si cette obéissance ne nous met pas en opposition avec les lois d'amour de Dieu). Le chrétien obéira à Dieu plutôt qu'aux hommes. Tout ce qui permet de se passer de Christ : le rituel, la liturgie, le sacramentalisme (baptême faisant le salut), le formalisme (imitation du Christ), le cléricalisme, sont institués pour que le système vive, sans que la foule voie que l'on masque ainsi l'absence de Christ dans ces systèmes humains (**). Le multitudinisme s'installe, la foule piétine le parvis du temple. On transforme les rôles (celui qui garde et rassemble le troupeau de Dieu, l'enseignant, le serviteur, etc.) en fonctions ("pasteur", "docteur", "ministre", etc.) payées à plein temps : de fils, ces personnes deviennent mercenaires. Quitter la terre de ses pères... (***).

Feu du ciel : lambeaux de vérité (J-J Rousseau, Marx, etc.), éléments de justice, idéologie (idolâtrie), religion, enflamment les foules, les passions.

Elle fait errer : par ses mensonges.

Image : tu ne te feras aucune représentation des choses (idées personnelles de la justice, donc propre justice) - patrie pour pays, clergé pour Église, etc. On est ou avec César, ou avec Dieu (ceci n'est pas de l'étroitesse d'esprit ou du manque d'amour : au contraire, il s'agit d'être exigeant avec ceux qu'on aime...).


13:15 Et il lui fut donné de donner un esprit à l'image de la bête, pour que l'image de la bête parle et fasse en sorte que tous ceux qui ne se prosterneraient pas devant l'image de la bête soient tués. 13:16 Et elle fait que tous, les petits et les grands, et les riches et les mendiants, et les libres et les esclaves, ils leur donnent une marque sur leur main droite ou sur leur front, 13:17 pour que personne ne puisse acheter ou vendre, sinon celui qui a la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.

Un esprit à l'image : imagination (images qui s'animent), comme le fleuve qui est un courant d'idées. La propagande, comme les images de marque (publicité), parle.

Tués : mis à mort, coupés du milieu.

Ils se mettent eux-mêmes une marque, à travers leurs pensées et leurs actes. Marque peut aussi se traduire trace que laisse une déchirure (quelque chose de pas satisfait), ou cicatrice d'une morsure (du serpent) - elle donne un caractère distinctif.

Ne plus avoir la possibilité d'acheter ou vendre : ne pas être accepté dans le milieu social environnant (agora). Pour être accepté, il faut la marque du serpent, ou son nom (sa personnalité), ou son nombre (qui désigne sa qualité).


13:18 Ici est la sagesse ! Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête; car c'est un nombre d'homme, et son nombre est 666.

Sagesse : la sagesse est fruit de l'expérience éclairée par l'Esprit.

Nombre d'homme : de celui qui vit dans l'esprit du vieil homme (6). La bête s'assied dans le sanctuaire de Dieu (II Thess 2:4), donc est en nous. Nous avons le choix entre être le temple du Saint-Esprit, ou être le trône de la bête.

666 : imperfection (6 = 7 moins 1) aux trois niveaux, qui a pour conséquence l'homme (6) qui se fait Dieu (3) : 3 fois 6.

666 ne désigne pas tel personnage de l'histoire passée (un empereur, un chef religieux) ou future (chaque mouvement religieux a sa propre "idée" là-dessus...). Il s'agit de toi, ici et maintenant, si tu n'es pas le temple du Saint-Esprit, si tu ne laisses pas Christ vivre en toi.



(*) Traduction selon la LXX.  Le texte massorétique a "la connaissance augmentera" : c'est bien plus "pratique", cela épargne l'injustice, et permet de garder sous sa coupe les pauvres en esprit. Voir à ce sujet La quête d'Esprit, qui donne la bonne tournure de cette expression pauvres en esprit, dont la mauvaise traduction est de toute évidence bénéfique à ceux qui ont mainmise sur l'enseignement spirituel des foules.

(**) On comprend mieux à présent pourquoi Calvin n'aimait pas le livre de l'Apocalypse (le seul du NT qu'il n'ait pas commenté), pourquoi Luther l'estimait non-canonique, pourquoi pendant longtemps les catholiques ne pouvaient pas lire la Bible sans commentaires "éclairés" du clergé, pourquoi certains "docteurs" évangéliques se perdent dans les dédales du prétribulationisme / mitribulationisme / posttribulationisme, quand ce n'est pas dans ceux du prémillénarisme / postmillénarisme / amillénarisme...

(***) Sortez hors de chez elle, ô mon peuple, pour ne pas communier à ses péchés et pour ne pas recevoir de ses plaies (Ap 18:4). A moins que l'Esprit de Dieu vous montre qu'à travers vous il va faire changer les choses et ramener les brebis égarées à Lui : sortez de votre milieu s'il enseigne que dans certaines circonstances la guerre est justifiée (comme Thomas d'Aquin, Augustin, certains évangélistes évangéliques, etc.), sortez de votre milieu s'il enseigne que le baptême des enfants les sauve (multitudinisme), sortez de votre milieu s'il enseigne que seul un ministre (dans l'original la Bible a serviteur...) du culte peut donner la Cène - pour faire court (cela peut effectivement être long...), sortez de votre milieu s'il enseigne des choses contraires à ce qu'enseigne l'Esprit de Dieu dans la Bible. Sortir pour allez où ? Sortir pour aller vers le Père qui nous accueille à bras ouverts, le Fils notre Frère aîné qui nous a acquis cette relation avec le Père, vers l'Esprit, le Saint, qui nous guidera vers la terre promise : le Règne de Christ en nous.

         
Si vous parcourez internet à la recherche d'études sur le livre de l'Apocalypse, vous découvrirez combien les esprits sont dans la confusion, combien l'esprit de ce siècle a embrumé l'entendement des hommes qui prétendent pourtant éclairer leurs semblables. Si après la lecture d'une de ces études vous êtes troublé(e) et perdez contact avec la réalité, cette étude n'est pas sain(t)e. Une étude inspirée du Saint-Esprit doit libérer notre esprit, et renforcer le fait que nous sommes en Christ. Christ doit en priorité être en nous, et non pas un personnage indistinct que l'on croit discerner ici ou là dans le livre de l'Apocalypse. L'étude saine de ce livre a pour conséquence une liberté indescriptible, celle des enfants du Père. Jésus est venu apporter la vérité, qui libère, et non pas le trouble des esprits!

Interpréter correctement un texte biblique

  1. Interpréter le verset dans son contexte

  2. Se demander : "de qui, à qui le verset parle-t-il ?" p.ex., faire attention de pas prendre les avertissements adressés aux chrétiens comme étant destinés aux nations : nous ne sommes pas sur le même terrain (eux ne savent pas, nous n'avons pas à les juger)

  3. Bien comprendre l'esprit d'un verset : qu'y figure une banque ou un soldat, ne justifie pas le prêt à intérêt ou la guerre

  4. Où se trouve le référentiel : la scène est-elle décrite vue du ciel (Dieu) ou de la terre (hommes) ? ceci est très important pour une bonne approche du livre de l'Apocalypse

  5. Le passage s'applique-t-il à notre monde intérieur, extérieur, les deux ? en fait, beaucoup de termes (souverain, plaie, montagne, etc.) peuvent être pris aux trois niveaux : littéral, psychique, spirituel - mais le niveau le plus éclairant sera toujours le spirituel, à partir duquel découlera le sens des deux autres

  6. Interpréter les symboles de manière christocentrique : nous avons affaire à la révélation du Christ

  7. Interpréter la Bible par la Bible - expliquer l'AT par le NT, et éclairer le NT avec l'AT : c'est le même Esprit qui a inspiré chaque verset de la Bible

AUTORITÉ ET PUISSANCE DE LA BIBLE

Nous affirmons l'inspiration divine, la vérité et l'autorité de l'Écriture, l'Ancien et le Nouveau Testament, dans sa totalité. Il n'y a point d'erreur dans tout ce qu'elle affirme. Elle est la seule Parole écrite de Dieu et l'unique règle infaillible de foi et de vie. Nous affirmons aussi que cette Parole est puissante pour accomplir le dessein de salut de Dieu. Le message de la Bible s'adresse à l'humanité entière car la révélation de Dieu dans le Christ, telle que nous la trouvons dans l'Écriture, ne saurait changer. Par elle, le Saint-Esprit continue à nous parler aujourd'hui; dans chaque culture il illumine l'intelligence du peuple de Dieu afin qu'il perçoive personnellement et de façon nouvelle la vérité divine et il révèle ainsi à l'Église entière la sagesse infiniment variée de Dieu. (extrait de la déclaration de Lausanne)
Livre de l'apocalypse La Révélation continue Méfiez-vous des imitations!

Le site qui vous dit la vérité sur l'Apocalypse (cliquer sur les images)

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L'Apocalypse est l'Évangile de Jésus-Christ ressuscité (Bossuet)

Le plus grand poème spirituel de la littérature mondiale (H. Mühlestein)

Tout éloge lui est inférieur (Jérôme)